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Le Cercle Velours

Le Journal du Cercle Velours

Pourquoi les rencontres libertines ne devraient pas rester derrière un écran

Le numérique a profondément facilité les rencontres. Il permet de découvrir des personnes que l’on n’aurait probablement jamais croisées, d’échanger avant de se rencontrer et parfois de faire naître une première complicité. Mais lorsqu’il devient le lieu principal de la relation, quelque chose d’essentiel peut finir par manquer : la rencontre elle-même.

Une femme consulte une galerie de profils sur un ordinateur portable.

Quand chercher prend plus de temps que rencontrer

Regarder un profil. Lire quelques lignes. Passer au suivant. Revenir en arrière. Écrire un message. Attendre une réponse. Commencer une conversation. Puis une autre.

Les plateformes offrent une formidable capacité à multiplier les possibilités. Mais cette abondance peut aussi nous installer dans une forme d’attente permanente.

Il y aura toujours un autre profil à découvrir, une autre conversation à commencer, une autre possibilité à explorer.

Et presque imperceptiblement, chercher des personnes à rencontrer peut prendre davantage de place que les rencontrer réellement.

« Une rencontre ne commence peut-être pas lorsqu’on découvre un profil, mais lorsque l’on cesse enfin de regarder l’écran. »

Un profil ne raconte jamais une présence

Nous pouvons choisir de belles photographies, trouver les mots qui nous ressemblent et raconter avec sincérité ce que nous recherchons.

Il restera pourtant toujours quelque chose qu’un profil ne peut pas montrer.

Une voix. Une façon de sourire. Un silence confortable ou maladroit. Une attention portée aux autres. Une manière d’entrer dans une pièce, de raconter une histoire ou de rire autour d’un verre.

Toutes ces choses minuscules participent parfois beaucoup plus au désir de revoir quelqu’un que les informations que nous avions découvertes auparavant.

C’est aussi ce qui rend la rencontre imprévisible.

Une personne que l’on imaginait peut devenir tout autre lorsqu’elle devient une présence.

Sortir de la logique du rendez-vous

Passer du numérique au réel ne signifie pas nécessairement organiser immédiatement un rendez-vous à deux.

Il existe une autre manière de se rencontrer : créer des occasions.

Un dîner entre quelques personnes. Un verre. Une escapade. Une soirée. Un événement imaginé par des membres d’une communauté.

La différence peut sembler subtile, mais elle est importante.

On ne vient plus nécessairement rencontrer une personne précise avec tout ce que cette attente peut provoquer. On vient passer un moment, discuter, découvrir plusieurs personnes et laisser les affinités apparaître naturellement.

Une conversation peut ne mener nulle part. Une autre peut se poursuivre. Et parfois, une personne à laquelle on n’aurait probablement jamais écrit devient celle avec laquelle on passe une partie de la soirée.

« Créer une occasion de se rencontrer est parfois plus précieux qu’organiser une rencontre. »

Un groupe échange autour de verres dans une lumière chaleureuse.

Retrouver des visages plutôt que des profils

Lorsqu’une communauté commence à vivre dans le réel, quelque chose change également lorsqu’on revient en ligne.

Les photographies ne représentent plus seulement des inconnus.

On reconnaît la personne avec laquelle on a discuté autour d’un verre. Le couple croisé lors d’un dîner. Ceux avec qui l’on a ri pendant une soirée. Quelqu’un que l’on aimerait peut-être revoir.

Peu à peu, une galerie de profils peut devenir une communauté de visages connus.

Et les échanges numériques prennent alors une autre fonction : poursuivre une conversation, garder un lien, proposer une nouvelle rencontre ou simplement retrouver quelqu’un.

Du Cercle aux Nuits Velours

Deux personnes masquées se rapprochent au cours d’une soirée.

Certaines rencontres peuvent naître simplement : un verre proposé par quelques membres, un dîner, une escapade ou un événement partagé.

D’autres prennent une dimension différente.

Les Nuits Velours sont nées de cette envie de créer de véritables parenthèses dans lesquelles les rencontres deviennent possibles autrement. Des soirées privées, imaginées dans des lieux singuliers, où l’atmosphère, la musique, la scénographie et l’attention portée à l’accueil participent autant à l’expérience que les personnes présentes.

Elles ne sont pas le prolongement numérique du Cercle Velours. C’est presque l’inverse : Le Cercle permet de prolonger les liens qui peuvent naître au cours de ces soirées.

Retrouver un couple avec lequel on a longuement discuté. Écrire à quelqu’un que l’on a simplement croisé. Reprendre une conversation interrompue. Ou découvrir, après la soirée, ceux que l’on n’a pas eu l’occasion de rencontrer.

C’est aussi pour cette raison que les participants aux Nuits Velours peuvent rejoindre directement Le Cercle Velours : la soirée ne s’arrête plus nécessairement lorsque les lumières se rallument.

« Une soirée peut provoquer une rencontre. Une communauté peut lui donner une suite. »

Le numérique comme trait d’union

Cela ne signifie évidemment pas que le numérique n’a plus sa place.

Il permet de découvrir la communauté, de prendre son temps, de préserver sa confidentialité, d’échanger avant une première rencontre et de rester en contact ensuite.

Mais il peut être pensé comme un passage plutôt que comme une destination.

C’est cette idée qui guide Le Cercle Velours : utiliser le numérique pour faciliter les rencontres, puis créer les conditions permettant à la communauté d’exister également en dehors de l’écran.

Les événements organisés par Le Cercle Velours y participent, tout comme ceux que les membres peuvent proposer eux-mêmes.

La plateforme devient alors ce qui relie ces différents moments.

Moins de temps en ligne, davantage de souvenirs

Le succès d’une plateforme est souvent associé au temps que ses utilisateurs y passent.

Pour une communauté de rencontres, on pourrait presque souhaiter l’inverse.

Si deux personnes ferment l’application parce qu’elles sont en train de boire un verre ensemble, si quelques membres ne consultent pas leur téléphone parce qu’ils dînent, discutent ou partent en escapade, alors la plateforme remplit précisément son rôle.

Elle n’a pas vocation à remplacer ces moments.

Elle doit contribuer à les rendre possibles.

« Le plus beau rôle d’une plateforme de rencontres est peut-être de parvenir, un jour, à se rendre inutile. »