Le Journal du Cercle Velours
Peut-on être libertin et préserver son anonymat ?
Le libertinage suppose de se dévoiler. Mais se dévoiler ne signifie pas nécessairement tout montrer, immédiatement et à tout le monde. Entre le désir de rencontrer et celui de préserver une part de sa vie privée, chacun devrait pouvoir choisir son propre équilibre.

Être discret ne signifie pas avoir quelque chose à cacher
Le libertinage appartient à la vie intime. Et comme toute part de l’intime, chacun est libre de décider avec qui il souhaite la partager.
On peut être parfaitement à l’aise avec ses désirs et ne pas souhaiter pour autant qu’un collègue, un voisin ou une connaissance découvre par hasard un profil, une photographie ou une conversation qui ne lui était pas destinée.
Cette discrétion n’est pas nécessairement une peur d’être découvert. Elle peut simplement être le choix de garder certaines choses pour soi et pour les personnes avec lesquelles on décide de les partager.
« La liberté de se dévoiler commence peut-être par celle de choisir à qui l’on se montre. »
Faut-il montrer son visage pour faire une rencontre ?
C’est probablement l’une des questions les plus délicates des rencontres libertines en ligne.
Une photographie permet de susciter une envie, de donner une première impression et parfois de rassurer. Mais publier son visage revient aussi à rendre immédiatement reconnaissable une part de soi que l’on souhaiterait peut-être réserver à quelques personnes.
Entre tout montrer et ne rien montrer, il existe pourtant beaucoup de nuances.
Une silhouette, un regard hors champ, une attitude, un détail, une photographie suffisamment personnelle pour raconter quelque chose sans nécessairement permettre d’identifier celui ou celle qui s’y trouve.
Préserver son anonymat n’empêche pas d’avoir une présence.
La confiance peut précéder le visage
Dans la vie réelle, nous ne confions pas notre intimité à toutes les personnes que nous croisons. Pourquoi devrait-il en être autrement en ligne ?
Quelques échanges permettent parfois de sentir une sensibilité commune, une manière de parler, de respecter une limite ou simplement une envie réciproque d’aller un peu plus loin.
Le visage peut alors apparaître dans un second temps.
Non plus comme une information disponible pour tous, mais comme quelque chose que l’on choisit de partager.
Cette progression change subtilement la relation : on ne montre plus pour être choisi ; on choisit à qui l’on souhaite se montrer.

Reprendre la maîtrise de ses photos
La confidentialité ne consiste pas seulement à cacher une photographie. Elle consiste surtout à savoir qui peut la voir, et pendant combien de temps.
C’est l’une des raisons pour lesquelles Le Cercle Velours distingue la photographie visible par la communauté des albums privés.
Un membre peut préserver son anonymat sur son profil public puis ouvrir un album privé à une personne lorsqu’il le souhaite, pour une durée déterminée. L’accès n’a pas vocation à devenir permanent simplement parce qu’il a été accordé une première fois.
Cette possibilité laisse à chacun la maîtrise du rythme auquel il souhaite se dévoiler.
« L’intimité n’est pas ce que l’on cache. C’est ce que l’on choisit de partager. »
Et lorsque l’on se rencontre vraiment ?
Il arrive évidemment un moment où l’anonymat numérique disparaît.
Un dîner, un verre, une soirée ou une rencontre rendent les visages réels. Mais quelque chose a changé : cette découverte n’est plus le résultat d’une exposition publique. Elle est la conséquence d’un choix.
La confidentialité n’a donc pas pour vocation de maintenir indéfiniment les personnes à distance.
Elle peut au contraire créer les conditions nécessaires pour avoir envie de réduire cette distance.
Le numérique protège alors le temps qui précède la rencontre, sans chercher à remplacer la rencontre elle-même.

Une communauté peut-elle garantir l’anonymat ?
Aucun espace réunissant des personnes ne peut promettre qu’elles ne se reconnaîtront jamais.
La confidentialité repose donc à la fois sur les outils proposés et sur le comportement de celles et ceux qui composent une communauté.
Respecter une photographie reçue, ne pas diffuser une conversation, accepter qu’une personne ne souhaite pas immédiatement montrer son visage ou qu’elle retire un accès précédemment accordé : ces gestes relèvent moins de la technologie que du savoir-être.
C’est aussi pour cette raison que Le Cercle Velours est une communauté privée accessible sur candidature. La sélection ne supprime jamais tous les risques, mais elle permet d’affirmer dès l’entrée les principes que la communauté souhaite partager : respect, bienveillance, confidentialité, élégance et attention portée aux autres.
Se dévoiler, mais à son rythme
Le libertinage repose sur la liberté. Celle d’explorer, de rencontrer, de désirer — mais également celle de poser ses propres limites.
Préserver son anonymat n’est donc pas contradictoire avec l’envie de rencontrer.
Il s’agit plutôt de pouvoir décider ce que l’on montre, à qui, et à quel moment.
Et parfois, prendre le temps de choisir à qui l’on se dévoile est déjà une manière de commencer une rencontre.